L'iPhone espionne l'App Store. Chaque interaction avec l'écran est enregistrée.
Par Nic007
Apple a lancé des collections personnalisées sur l'App Store, s'attirant les foudres des utilisateurs, notamment ceux soucieux de leur vie privée. Cette solution, censée, selon le fabricant d'iPhone, proposer des recommandations d'applications plus pertinentes, a rapidement été remise en question par les experts en cybersécurité, car le système est censé analyser la quasi-totalité des interactions des utilisateurs avec la plateforme. Cette fonctionnalité a été lancée le 10 juin 2026. Apple affirme qu'elle permettra aux utilisateurs de trouver plus rapidement des applications et des jeux intéressants, et que les développeurs bénéficieront de nouvelles opportunités pour toucher leur public. En théorie, cela semble constituer un pas de plus vers une meilleure personnalisation des services. En pratique, des questions se posent quant à l'étendue des données collectées par l'App Store. L'équipe de recherche de Mysk a indiqué que le nouveau mécanisme repose sur une télémétrie extrêmement détaillée. Selon leurs conclusions, l'App Store enregistre les interactions avec l'écran (appuis, recherches, défilement, etc.) lors de son utilisation. Les experts affirment que l'analyse des données est si précise qu'elle permet même de déterminer la vitesse de frappe de l'utilisateur. Les exemples de télémétrie publiés illustrent les informations transmises à Apple lors d'une utilisation normale du moteur de recherche de l'App Store. Il est important de noter que les collections personnalisées sont activées par défaut. Les utilisateurs ne sont pas explicitement invités à donner leur consentement pour activer cette fonctionnalité, et les chercheurs soulignent également l'impossibilité de désactiver complètement le mécanisme de collecte des données relatives aux recommandations.Depuis des années, Apple construit son image autour de la protection de la vie privée. Ses campagnes publicitaires insistent régulièrement sur le fait que les données des utilisateurs restent sous son contrôle. C'est précisément pourquoi les révélations concernant la surveillance détaillée de l'activité sur l'App Store ont suscité un débat aussi passionné. Les critiques affirment que la personnalisation en elle-même n'est pas le problème. Les plateformes numériques modernes utilisent depuis longtemps les données comportementales des utilisateurs pour adapter le contenu. La controverse surgit lorsque la quantité d'informations collectées dépasse les attentes de nombreux propriétaires d'appareils. Les chercheurs de Mysk affirment que cette solution ne devrait fonctionner qu'avec le consentement explicite de l'utilisateur. Ils estiment que chacun devrait pouvoir choisir en toute connaissance de cause entre des recommandations personnalisées et une collecte de données limitée.
La situation est compliquée par la spécificité de l'écosystème Apple. Si un utilisateur n'adhère pas aux principes de fonctionnement du service de streaming, il peut se tourner vers un service concurrent. En revanche, sur l'App Store, les options sont beaucoup plus limitées. Mysk précise également que les informations relatives à l'activité des utilisateurs sur l'App Store font partie des données stockées par Apple. Les propriétaires d'appareils peuvent demander l'accès à ces données via la plateforme de confidentialité de l'entreprise et consulter les informations enregistrées.
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