Test Silent Hill : Townfall (PS5) - Affrontez les paysages froids et isolés de l'Écosse
 Par Nic007
Jeux VidéosEst-il possible de retourner à Silent Hill sans simplement refaire le même parcours ? Screen Burn, le studio écossais à l'origine de Townfall, en coproduction avec Annapurna Interactive et sous l'égide de Konami, a trouvé la solution : tout changer pour rester fidèle à l'essentiel. Vue à la première personne, île isolée au large des côtes écossaises, 1996 comme période historique, et une petite télévision portable en guise de radio. Et pourtant, après seize heures passées à St. Amelia, une chose est claire : c'est Silent Hill. Point final. Simon Ordell émerge de l'eau près de la jetée de St. Amelia, une perfusion intraveineuse dans le dos de la main et la mémoire en lambeaux. On l'a rappelé sur l'île pour « remettre les choses en ordre », mais la ville où il se trouve est enveloppée de brouillard, déserte et loin d'être silencieuse. Des banderoles de protestation abandonnées sur la place accusent CEG, une entreprise qui semble avoir joué un rôle central dans la catastrophe qui a ravagé la communauté, transformant ses habitants en êtres inhumains. Simon n'est pas seul . Il y a Zoé, une infirmière mystérieuse, doublement liée à son passé, accablée par le poids des patients qu'elle n'a pas pu sauver. Et il y a Richard, une figure ambiguë, encore plus intimement liée à la présence de Simon sur l'île. Nous n'en dirons pas plus à son sujet : le découvrir fait partie intégrante de l'expérience. L'intrigue est complexe, riche en nuances et viscéralement centrée sur la culpabilité. L'île entière, avec son Autre Monde, est un labyrinthe de remords dont il semble impossible de s'échapper. Le passé est immuable : quelqu'un, ou quelque chose, vous en empêche. Du moins, c'est ce que nous avons compris en atteignant la première fin.

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