La console rétro de Lenovo propose des dizaines de ROM piratées ; Nintendo va être furieux.
 Par Nic007
MatérielLe marché des consoles portables rétro connaît une croissance fulgurante depuis des mois, mais une nouvelle affaire impliquant Lenovo pourrait bien devenir l'un des scandales d'émulation de jeux les plus controversés de ces dernières années. Des informations circulent en ligne concernant une console portable de marque Lenovo qui promet une vaste bibliothèque de jeux classiques de Nintendo et d'autres éditeurs dès sa sortie d'usine. Le problème ? Nombre de ces ROM semblent être des copies illégales. L'affaire a rapidement enflammé la communauté des joueurs rétro, et les internautes ont commencé à poser des questions que les grandes entreprises préfèrent généralement éviter : comment est-il possible qu'un appareil portant la marque de l'un des plus grands fabricants d'ordinateurs au monde puisse être vendu avec des jeux piratés pré-emballés ? L'appareil, baptisé Lenovo G02, a été lancé sur le marché chinois comme une console portable à bas prix permettant d'émuler des consoles classiques. Il est équipé d'un processeur Arm Cortex-A35 et fonctionne sous un système Linux modifié, optimisé pour le rétrogaming. Le fabricant annonce la compatibilité avec plus de 30 plateformes, dont la Nintendo DS, la Nintendo 64, la Game Boy Advance, la PSP, la Sega Dreamcast et la PlayStation originale.

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Pour les fans de jeux rétro, c'est un rêve qui devient réalité. La console est opérationnelle immédiatement et donne accès à une vaste bibliothèque de classiques sans nécessiter la configuration d'un émulateur supplémentaire. C’est là que les problèmes commencent : selon Retro Rodo, l’appareil contient des images ROM pré-enregistrées appartenant à Nintendo et à d’autres éditeurs. Il s’agit de jeux protégés par le droit d’auteur, dont la distribution sans licence peut constituer une violation des lois sur la propriété intellectuelle. Nintendo est depuis longtemps réputé pour sa lutte sans merci contre le piratage et l'émulation. L'entreprise supprime régulièrement les sites de ROM, poursuit les développeurs d'émulateurs et s'attaque aux projets qui utilisent ses marques sans autorisation. Par le passé, le géant japonais a même provoqué la fermeture de grands portails d'archivage de jeux anciens. Par conséquent, l'apparition d'un appareil arborant le logo Lenovo et proposant une sélection de classiques Nintendo préinstallés apparaît comme une provocation envers une entreprise réputée pour son respect rigoureux des droits d'auteur. Les experts soulignent que l'émulation en elle-même n'est pas illégale. Le problème réside dans la distribution de fichiers de jeux sans les licences appropriées. Et c'est précisément ce dont est accusé l'appareil Lenovo G02.

L'élément le plus intéressant de toute cette histoire concerne Lenovo elle-même. L'entreprise affirme ne pas être directement responsable de la production de l'appareil. La console a été créée dans le cadre d'un accord de marque blanche avec un partenaire chinois, qui lui a accordé le droit d'utiliser la marque Lenovo sur le marché local. Des représentants de l'entreprise ont confirmé cette collaboration et admis que les produits fabriqués à partir de ces modèles peuvent différer des appareils vendus via les canaux officiels de Lenovo. Internet, cependant, a vivement critiqué cet argument. De nombreux internautes estiment que le géant technologique devrait contrôler les produits vendus sous son logo, notamment lorsqu'il s'agit de distribution de jeux potentiellement illégale.

Il y a quelques années encore, les consoles rétro étaient réservées à un public de niche, celui des passionnés d'émulation. Aujourd'hui, la situation est tout autre. Les consoles portables bon marché venues de Chine inondent les boutiques en ligne, et l'intérêt pour les jeux classiques ne cesse de croître. Les joueurs recherchent des appareils simples qui leur permettent de rejouer aux titres de leur enfance sans avoir à investir dans du matériel ancien. Le problème, c'est qu'une grande partie de ce marché opère dans une zone grise du droit d'auteur. De nombreux fabricants vendent des appareils préchargés avec des milliers de ROM téléchargées sur Internet. Les entreprises évitent souvent de divulguer ouvertement le contenu de la mémoire de leurs appareils, mais les acheteurs savent exactement à quoi s'attendre. Dans le cas de Lenovo, la situation est différente de celle des marques anonymes sur AliExpress. Ici, le nom de l'un des plus grands fabricants d'électronique au monde apparaît.
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