Google a licencié 48 salariés pour harcèlement sexuel au cours des deux dernières années, a concédé son directeur général Sundar Pichai dans un document interne, en réponse au New York Times qui a affirmé que le géant de l'internet avait étouffé plusieurs cas de ce genre. M. Pichai précise que 13 hauts responsables ont ainsi été congédiés et assure qu'aucun de ces salariés n'a reçu d'indemnités de départ, mais le New York Times affirme dans une enquête jeudi que Google a passé sous silence plusieurs cas de harcèlement concernant de hauts responsables dont Andy Rubin, créateur du système d'exploitation mobile Android.Selon le New York Times, au moment du départ de M. Rubin, Google a sciemment caché le fait qu'une employée, qui entretenait une liaison avec lui, "l'avait accusé de comportement sexuel inapproprié", à savoir une relation sexuelle imposée en 2013, un épisode qui avait mis fin à leur relation et que la victime présumée aurait dénoncé en interne l'année suivante.
Selon le NYT, une enquête interne avait jugé "crédibles" les accusations de l'employée. Au total, avance le New York Times, Google "a protégé trois cadres dirigeants au cours des dix dernières années, qui avaient été accusés de comportements sexuels déplacés" et n'a pas rendu publiques les accusations.
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