La plateforme X s'est engagée auprès de l'Ofcom, l'autorité britannique de régulation des communications, à renforcer sa lutte contre les contenus terroristes et les discours de haine. L'entreprise a promis de réagir plus rapidement aux signalements et de bloquer l'accès aux comptes liés à des organisations terroristes au Royaume-Uni. Le problème est que ces déclarations interviennent à un moment où X est perçue comme un bastion des discours de haine et des contenus controversés. L'Ofcom, l'autorité britannique de régulation des communications, a annoncé que X s'engage à accélérer le processus de modération des contenus jugés illégaux. La plateforme examinera les signalements de terrorisme et de haine dans un délai moyen de 24 heures suivant leur soumission. L'entreprise a précisé qu'au moins 85 % des contenus signalés seront évalués dans un délai maximum de 48 heures. Par ailleurs, X a annoncé sa collaboration avec des experts britanniques en matière d'extrémisme et de crimes haineux. Les comptes diffusant des contenus terroristes illégaux seront bloqués ou totalement inaccessibles aux utilisateurs britanniques.Ces déclarations contrastent fortement avec les analyses précédentes de la situation de la plateforme après le rachat de Twitter par Elon Musk. Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley a révélé que le nombre hebdomadaire de publications contenant des discours haineux avait augmenté d'environ 50 % suite à ce changement de propriétaire. Les chercheurs ont également constaté une augmentation significative de l'activité des bots. L'Ofcom souligne que cette question revêt une importance particulière compte tenu de la recrudescence des crimes haineux visant la communauté juive au Royaume-Uni. L'autorité de régulation a annoncé un suivi trimestriel de l'efficacité de la plateforme au cours de l'année à venir. Les problèmes de X au Royaume-Uni ne s'arrêtent pas là. L'Ofcom poursuit son enquête sur l'IA Grok, qui aurait généré du contenu illégal, notamment des images pédopornographiques et des images intimes créées sans le consentement des personnes concernées. L'autorité britannique de régulation applique de plus en plus rigoureusement la loi sur la sécurité en ligne. En mars, elle a infligé à 4chan une amende de près de 700 000 dollars pour des infractions aux règles de sécurité des utilisateurs.
Le principal problème demeure cependant l'application concrète des nouvelles règles. Les critiques soulignent que, malgré des annonces répétées, Elon Musk partage ou commente régulièrement des contenus jugés controversés et offensants. De ce fait, certains experts restent sceptiques quant aux promesses de lutter contre les discours haineux sur la plateforme X, même si ces mesures sont censées s'appliquer uniquement au marché britannique.
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