Potion Permit
Publié le 02/11/2022 Dans PlayStation 5
Moonbury a besoin de vous.

Potion Permit, un titre développé par MassHive Media et publié par PQube, s'inscrit dans le panorama toujours plus large des titres de type simulatif ou agricole. Afin de se démarquer parmi tant de titres similaires, Potion Permit nous met dans la peau d'un apothicaire qui, en plus de se procurer tous les ingrédients nécessaires à la création de potions, devra également rendre visite aux villageois et les soigner. Le titre se présente très bien, avec des graphismes pixel art soignés et colorés, qui parviennent à donner une touche de personnalité à la fois au village et à la quasi-totalité de ses habitants, qui pour mémoire auront la trentaine. Pour capter l'attention du joueur, ce titre présente un scénario qui, même sans être percutant ou très engageant, parvient à intriguer le joueur sur ce qui va se passer ensuite. L'histoire proposée par le titre de MassHive Media nous voit endosser le rôle d'un apothicaire de la capitale, dont nous pouvons choisir le sexe et quelques autres détails visuels dans le petit éditeur initial. Accompagnés de notre mentor dans le train pour Moonbury, on nous expliquera qu'en plus d'aider les citoyens, notre tâche sera de rétablir les relations entre la petite ville et la capitale. En fait, lorsque nous arrivons, nous ne sommes accueillis positivement par aucun citoyen, à l'exception du maire et de sa femme, qui sont également responsables d'être ceux qui ont demandé un pharmacien de la capitale. La motivation est très simple : leur fille est tombée malade et aucun autre médecin n'a pu la soigner. Évidemment, nous ne serons pas un médecin ordinaire et nous parviendrons à trouver un remède pour la jeune fille, un événement qui fera que les citoyens de Moonbury s'ouvriront, même légèrement, au pharmacien. C'est ici que notre aventure à Potion Permit va commencer, entre une visite et une autre, des faveurs aux citoyens et un consensus toujours plus grand (on l'espère), qui fera que les habitants nous donneront de plus en plus de détails sur l'histoire et surtout sur l'incident qui a eu lieu entre la ville et la capitale.

Potion Permit conserve tous les éléments classiques du genre auquel il appartient : nous devons faire connaissance avec les habitants de la ville et tisser des liens de plus en plus forts avec eux par le biais de chats ou de cadeaux, installer notre maison/studio, la clinique, collecter des ingrédients et combattre certaines créatures, mais il ajoute également la composante pharmacien, dans laquelle nous devons rendre visite aux patients pour trouver le médicament le plus adapté à leurs maux, le créer et soigner le malheureux de service. Si dans les premières sections, la mécanique est similaire à celle de nombreux autres titres, à savoir utiliser le bon outil pour collecter le matériau souhaité, collecter des ressources pour améliorer les bâtiments et les outils, dans les sections pharmacies, nous sommes confrontés à quelque chose de différent. Chaque patient nous dira où il ressent une gêne ou une douleur, et une fois l'endroit de son corps identifié, il nous sera demandé de trouver la cause de la gêne en résolvant un mini-jeu, comme répéter une séquence de touches ou suivre le rythme en appuyant sur d'autres touches. Une fois que nous avons déterminé quel médicament est nécessaire, nous nous rendons dans notre atelier pour le créer, à condition d'avoir tous les ingrédients nécessaires, sinon nous devons nous rendre dans des endroits de la ville pour les récupérer. Les potions seront créées au moyen d'un mini-jeu rappelant Tetris. Chaque médicament aura sa propre forme à remplir d'ingrédients, qui auront à leur tour une forme tirée du célèbre jeu de puzzle. Les emplacements limités (mais augmentables) pour les ingrédients et le fait que chaque ingrédient est lié à un élément ajoutent un peu de complexité à la création. Les recettes avancées permettront d'utiliser certains éléments plutôt que d'autres. Certains médicaments nous donneront du fil à retordre, notamment dans les recettes pour le passage au rang de pharmacien ou dans les phases avancées du jeu, mais au final, tout cela est amusant et gratifiant.

Un pharmacien technique.

Potion Permit est très beau graphiquement, et pour les amateurs de pixel art, ce titre offrira un très bon niveau de détail tant des personnages que des différents biomes, qui sont très variés. En revanche, le compartiment sonore est un peu anonyme, mais la musique de fond accompagne décemment notre vie dans la nouvelle ville. En termes de gameplay, Potion Permit est finalement simple, avec un système de combat superficiel dans lequel il suffit d'esquiver les attaques des ennemis et de les matraquer pour prendre le dessus sur eux et extraire des ingrédients. Le fait que les ennemis n'aient qu'un seul type d'attaque n'arrange pas les choses. Il convient également de mentionner l'absence de bouton de course, un facteur qui amène le jeu à un rythme lent mais acceptable, immergeant encore plus le joueur dans l'époque de Moonbury. Le fait d'avoir ajouté plusieurs mini-jeux et de nombreuses activités annexes, comme la pêche et les emplois à temps partiel, permet de maintenir un rythme de jeu élevé et d'éviter une lourde répétitivité. Comme c'est un jeu qui implique de la routine, il faudra effectuer plusieurs fois la même activité et si la mécanique était trop farfelue, le joueur risquerait d'oublier comment faire certaines actions. Pour collecter des ressources, le joueur utilisera un gameplay plus orienté vers l'action. Votre alchimiste utilise pour cela trois instruments : la faucille, la hache et la masse. La faux a des coups rapides mais faibles, mais elle est nécessaire pour récolter des fleurs et des herbes. La hache est utilisée pour obtenir du bois lors de l'abattage d'arbres dans la forêt, de plus ses coups font plus de dégâts aux ennemis, mais sont plus lents que la faux. La hache sert à extraire des minerais et à vaincre des animaux avec des coquillages.

VERDICT

Potion Permit est un jeu d'agriculture qui réussit à atténuer le rythme monotone du genre, grâce à plusieurs astuces fonctionnelles, comme les différents mini-jeux pour créer des potions, visiter des patients et autres. Le tout est entouré de graphismes pixel art bien rendus et d'une histoire qui, bien que peu convaincante, parvient à susciter l'intérêt pour les affaires du village. Dommage pour le manque de profondeur dans le développement des équipements et des structures, et un système de combat trop basique qui sapent quelque peu tout le bien que le titre a à offrir.

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