La progression de la blockchain en Europe entravée par le manque de collaboration au sein de l’industrie
Publié le 11/12/2018 Dans Press Releases  Par zion
Le texte suivant est issu d'un communiqué de presse et ne reflète en rien l'opinion de la rédaction.
La généralisation de la blockchain risque d'être encore retardée du fait que la grande majorité des entreprises européennes souhaitent développer leurs propres techniques de modélisation alors que seules 2 % d’entre elles prévoient de rejoindre un consortium composé de start-ups et de concurrents. Cognizant publie les résultats de son étude « Blockchain in Europe: Closing the Strategy Gap », réalisée auprès de 1 500 décideurs européens des secteurs bancaires et financiers, de l’industrie, du commerce, de la santé et des assurances. Bien qu'il y ait eu de grandes avancées qui ont aidé les entreprises et la société à résoudre certaines problématiques urgentes, l'enquête souligne qu’il est difficile de transformer ces idées en réalité.

Pourtant, lorsque des organisations concurrentes travaillent en étroite collaboration sur des plateformes blockchain, elles peuvent en tirer des bénéfices importants. Dans le secteur automobile par exemple, BMW, General Motors, Ford et d'autres constructeurs ont créé le consortium MOBI (Mobility Open Blockchain Initiative), un groupe à but non lucratif dont la mission consiste à « rendre les services de mobilité plus efficaces, plus abordables, plus écologiques, plus sûrs et moins saturés. Cela passe par la promotion de normes et par l’accélération de l’adoption de la blockchain, du registre distribué et des technologies associées. »

Des idées à la réalité
La blockchain est perçue comme un impératif stratégique et 83 % des personnes interrogées s’attendent à ce qu’elle exerce un impact important voire décisif sur leur secteur d'activité, même si elles ne savent pas encore par quel biais. Pourtant, pour la plupart des entreprises européennes, la blockchain est davantage utilisée comme un nouveau moyen de réaliser des tâches qu’elles mènent déjà, que comme un outil d’innovation. Près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré que la blockchain viendrait s'intégrer à leurs modèles d’exploitation actuels, sans pour autant les modifier radicalement.

Pour tirer pleinement parti du potentiel de la blockchain, les organisations européennes devront réfléchir à de nouvelles méthodes de travail. Plutôt que de se concentrer sur l’amélioration classique de leurs processus internes, elles devraient envisager différents scénarios montrant comment l'adoption de la blockchain permettrait de résoudre à long terme les problèmes systémiques auxquels sont confrontés les différents secteurs d'activité. Ainsi, les entreprises pourraient renforcer considérablement l’efficacité du cycle de la commande à l'encaissement (order-to-cash) tout au long des chaînes d’approvisionnement mondiales, qui se trouve souvent freiné par des processus manuels et des incohérences. Or, cette perspective n’est envisageable que dans la mesure où l’ensemble des partenaires de ces chaînes d’approvisionnement, ou les principaux, travaillent sur la même plateforme blockchain.

L’Europe en retard en raison de barrières internes
La plupart des personnes interrogées (70 %) considèrent l’avantage compétitif qu'offre la blockchain comme l’un de ses principaux atouts, en permettant notamment la résolution des défaillances de processus (94 %), voire la création de nouvelles lignes de service (62 %). Il existe toutefois plusieurs barrières internes qui empêchent la blockchain d'être pleinement efficace. Parmi elles figurent le manque de compréhension réelle de ses applications possibles et le défaut d’évaluation précis de ses coûts et de ses bénéfices (51 %). De nombreuses entreprises continuent d’explorer la faisabilité de cette technologie, ou de comparer différentes blockchains, plutôt que de se concentrer réellement sur le développement de méthodes concrètes permettant sa mise en pratique pour améliorer leur activité. L’étude démontre également qu’un nombre plus élevé de personnes interrogées testent des modèles de blockchain privés ou autorisés (40 %), plutôt que des blockchains ouvertes ou publiques (39 %). Les blockchains publiques sont actuellement considérées comme présentant un risque accru en matière de sécurité des données.

« Alors qu'elle se limitait jusqu’ici aux domaines des paiements et des cryptomonnaies, la blockchain est devenue en peu de temps une technologie digne d'intérêt pour de nombreux dirigeants d’entreprise, explique Lata Varghese, Blockchain Consulting Practice Lead at Cognizant.La difficulté à laquelle se heurtent les organisations européennes concerne l’incompatibilité entre la blockchain et les modèles d’exploitation actuels. De nouveaux modèles d’exploitation pour l’ensemble des secteurs devront être conçus. Cela signifie la région risque de ne pas pouvoir exploiter tout le potentiel de la blockchain assez rapidement. Cette technologie doit être considérée comme un outil ouvert, collaboratif et disruptif qui peut être utilisé à des fins d’innovation de l’entreprise, et non comme un simple outil de gestion des activités habituelles. »

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